
On parle souvent de traumatisme pour désigner un choc violent, un accident grave, une agression. C’est vrai, mais c’est aussi plus large que ça. En termes plus précis, on parle de traumatisme psychique ou de psychotraumatisme. C’est un ensemble de réactions qui se mettent en place quand un événement dépasse, sur le moment, notre capacité à l’assimiler. Cet événement n’a pas besoin d’être spectaculaire pour laisser une empreinte durable.
Si vous êtes ici, c’est peut-être parce qu’un mot, une sensation, une situation du quotidien continue de réveiller quelque chose que vous pensiez derrière vous. C’est cet aspect-là que je vous propose d’explorer.
Qu’est-ce qu’un traumatisme psychologique ?
Un traumatisme psychologique, c’est ce qui se produit quand un événement — soudain ou répété — dépasse ce que nous sommes capables d’absorber sur le moment. Le psychisme, débordé sur le moment, met en place des mécanismes de protection : mise à distance, sidération, évitement. Ces mécanismes sont utiles dans l’instant, mais quand l’événement est passé, ils peuvent continuer à fonctionner comme si le danger était toujours là.
C’est ce décalage qui caractérise le psychotraumatisme : un passé terminé, mais un corps ou un esprit qui continue de réagir comme si ce n’était pas le cas.
Comment se manifeste un traumatisme au quotidien ?
Les manifestations d’un traumatisme ne sont pas toujours spectaculaires, et c’est souvent ce qui les rend difficiles à identifier. Elles peuvent prendre la forme de :
- Reviviscences : des souvenirs, images ou sensations qui reviennent sans être appelés, parfois déclenchés par un détail anodin
- Évitements : une tendance à éviter certains lieux, sujets, personnes ou situations, souvent sans faire le lien avec l’origine de ce comportement
- Hypervigilance : une sensation d’alerte permanente, une difficulté à se détendre, un sommeil perturbé
- Émoussement émotionnel : une forme de mise à distance de soi-même ou des autres, un sentiment d’être « à côté » de sa vie
- Réactions disproportionnées : une émotion intense face à une situation qui, en apparence, ne le justifie pas
Ces signes peuvent apparaître immédiatement après l’événement, ou bien des mois, parfois des années plus tard.
Êtes-vous concerné(e) ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir vécu un événement « spectaculaire » pour que la question se pose légitimement. Un traumatisme peut naître de :
- Un accident, une agression, un deuil brutal
- Une épreuve médicale difficile, une hospitalisation
- Des violences physiques, psychologiques ou sexuelles, subies ou dont vous avez été témoin
- Une situation professionnelle qui a fait effondrer vos repères
- Une accumulation d’événements, sans qu’aucun ne soit isolément « grave »
- Un climat familial ou relationnel qui a marqué durablement, même sans épisode unique identifiable
Ce qui compte, ce n’est pas la gravité « objective » de l’événement. C’est l’impact qu’il a eu sur vous, à ce moment-là, avec ce que vous étiez en capacité de traverser.
Comment se déroule l’accompagnement ?
Mon approche est intégrative et stratégique : je ne pars pas d’une seule méthode que j’appliquerais systématiquement, mais je construis un accompagnement adapté à votre histoire et à votre rythme.
Je me suis formée spécifiquement à l’accompagnement des traumatismes : formation « Hypnose et trauma » avec Evelyne Josse, formation « Comprendre et accompagner les traumatismes » avec ARCHE, et la méthode RITMO, une technique de désensibilisation par mouvements alternés inspirée de l’EMDR. Ces outils viennent compléter l’hypnose ericksonienne, qui permet de travailler en douceur avec ce qui s’est figé, et la sophrologie, qui aide à retrouver des appuis corporels et une sécurité de base. L’objectif n’est jamais de revivre l’événement dans le détail, mais de permettre à ce qui est resté « bloqué » de trouver enfin une issue.
Le rythme est toujours ajusté à ce que vous pouvez traverser à chaque séance — il n’y a pas de parcours imposé ni de délai standard.
FAQ
Non. L’intensité ressentie compte davantage que la gravité apparente de l’événement. Une situation qui semble « ordinaire » de l’extérieur peut avoir eu un impact traumatique réel.
Le psychotraumatisme désigne le mécanisme général de réaction à un événement débordant. Le trouble de stress post-traumatique est une forme clinique spécifique et durable de ce psychotraumatisme, qui relève d’un diagnostic médical. Mon accompagnement s’adresse à toute personne marquée par un événement, avec ou sans diagnostic posé.
Non, ce n’est pas une obligation. Les approches que j’utilise — hypnose ericksonienne, sophrologie, désensibilisation des traumas par mouvements alternés (méthode RITMO basée sur l’EMDR) — permettent toutes de travailler sans nécessairement revisiter les détails de l’événement de façon frontale.
Cela dépend de chaque histoire. Certaines situations évoluent en quelques séances, d’autres demandent un accompagnement plus long. Il n’y a pas de nombre fixé à l’avance : on ajuste au fil du travail, en fonction de ce qui se passe pour vous.
Oui. Le temps écoulé ne réduit pas la possibilité de travailler sur un événement passé — certaines personnes viennent consulter des années, voire des décennies après les faits.
On parle de trauma simple lorsqu’il résulte d’un événement isolé et ponctuel. Le trauma complexe, lui, résulte d’une exposition répétée ou prolongée (violences chroniques, négligence, climat familial délétère…). Cette distinction éclaire la façon d’aborder l’accompagnement, mais elle ne change rien au fait qu’un travail est possible dans les deux cas.
Pas nécessairement. Si vous ressentez des signes de grande détresse (idées suicidaires, état de crise), il est important de vous tourner d’abord vers un médecin, vers le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit et disponible 24h/24) ou vers le 15 (SAMU) en cas d’urgence vitale. Pour les autres situations, vous pouvez me contacter directement pour en discuter.
Vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire ? La première étape peut être un simple échange, sans engagement.
